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En quête de Lion Levy, fils de Salomon Levy et de Rachel Caênne.

03 Jun 2026 à 19h26

France.V

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A rejoint : Thu, 14/05/2026 - 14h51

#1

Bonjour à tous,

Je suis en quête de mes ascendants depuis quelques semaines et contre toute attente (mais pas une ancienne intuition) je me découvre d’origine juive puisque l’une de mes aïeules est une fille Levy, Antonine, née d’une fille mère Levy, Euphrasie, (le père d’Antonine et François Marie son frère est cependant connu, il s’agit de Pierre Nicolas Leduc qui va d’ailleurs épouser Euphrasie une fois devenu veuf). 

Euphrasie est elle même fille d’un Léon (Lion ? Lyon ?)  Levy (Marie Emmanuel, Lion, Léon) dont j’ai l’acte de conversion à la religion catholique, spécifiant donc qu’il était bien isréalite avant mai 1825, ainsi que son acte de mariage religieux avec Marie Amaranthe FONTAINE, le lendemain à Paris. 

Sur cet acte de conversion, Lion Lévy se déclare fils de « feu Salomon Levy et de Rachel Caênne ». 

Sur le site où je fais mes recherches (géneanet.org) plusieurs arbres indiquent comme père de Lion, un certain Salomon Levy, marié tout d’abord à Sara Anselme (Ancelle) , puis à Rachel Caenne /Cahen, ce qui leur permet de remonter assez loin (1650) en passant par Ingwiller, principalement.

Malheureusement, cette information ne peut pas être la bonne, car la date de naissance de Lion Levy, à Paris, qui concorde à son âge au moment du décès, ou son âge au moment de son mariage ne correspond pas avec les dates de ses soi disant parents. Rachel aurait eu moins de 10 ans, et Salomon ne vivait d’ailleurs pas sur Paris. 

 

J’ai cherché partout où je le pouvais, sur ce site aussi, mais je n’ai trouvé aucune trace d’un Lion Levy, fils de Salomon er de Rachel Caênne. 

Je me retrouve donc bloquée et c’est la raison de ma demande.

Bien sûr, je pourrais me satisfaire des arbres reconstitués par d’autres, mais je prends cette nouvelle « identité » à coeur et me voilà donc désireuse d’une certaine « vérité ». En effet tout cela vient bouleverser ma culture familiale et donc ma vie. 

Je vous serais donc reconnaissante de m’indiquer où je peux faire ces recherches, ou peut-être même de m’aiguiller sur une piste que je n’imagine pas, n’ayant aucune référence dans cette culture que je découvre en partie mienne. 

 

Merci de m’avoir lue, cordialement,

France 

C'est bizarre : je n'ai pour ma part trouvé aucun Lion (ou Lyon, ou Léon) dans les nombreux arbres donnant la généalogie de Salomon Raphaël LEVY (1777-1844) que j'ai pu consulter sur geneanet.org. En tout cas, la famille de ce dernier, recensée à Toul en 1808, ne comprend aucun Lion (ou Lyon, ou Léon). Et si d'aventure il avait eu postérieurement un fils ainsi prénommé (ce dont je doute), ce dernier ne saurait correspondre au personnage recherché, converti et marié en 1825 à Paris ou il était né.

Ce Lion LEVY parisien "israélite avant mai 1825" devrait normalement figurer dans le registre du consistoire de Paris de 1809. Or, on trouve dans ce document qu'un Lyon LEVY fils d'un Salomon. Il est né en 1800 à Gand, et ses parents sont tous deux nés en 1773, le père à Prague et la mère, dénommée Jeannette HEILMANN, en Allemagne. Même s'il faisait l'affaire, ce qui est peu probable, on ne serait pas plus avancé

Merci Guy, de votre réponse rapide, qui confirme donc bien le mystère de mes recherches. 

Ce Lion/Léon me questionne tout de même pas mal, d'autant que j'ai eu accès aux documents de conversion et de mariage catholique, grâce à ma cousine très éloignée, de même souche que moi puisque je descends de Antonine (petite fille de ce Léon/Lion/ mystérieux) et elle de François Marie, son unique frère. 

Agnès (cette cousine) m’a permis de lire plusieurs documents concernant Euphrasie, acte de mariage, testament de son époux tardif (mais père de ses enfants), procès en héritage du fils légitime, etc. Or il apparaît que Euphrasie nie connaître ce qui est arrivé à son père. Elle déclare en effet ne savoir ni où il est décédé, ni quand. Comme s’il n’avait jamais existé, ou comme si elle en avait été séparé trop longtemps, ou comme si elle en avait honte. Alors que ce Léon a démontré tout au long de sa vie qu’il travaillait dur, qu’il apprenait, s’adaptait et qu’il avait tâché de faire vivre décemment sa famille. 

Etait-ce la judéité qui posait problème à Léon, tout d’abord, puis à Euphrasie ensuite ? Ou des origines incertaines ?  

Mais j’ai peut-être une nouvelle piste. 

En effet, en relisant mieux certains actes, j’ai retrouvé un Léon Levy témoin au mariage de Salomon Raphaël Levy. Il déclare alors 22 ans (c’est à dire majeur !) et serait donc né vers 1784 si ce n’est pas un mensonge pour pouvoir signer. Il est alors marchand de bestiaux (comme Salomon) à Hellimer, et il signe Léon Levy en tant que « ami de l’époux »  qui se marie effectivement à une Rachel Cahen en 1806 à Toul. 

Se peut-il  que Léon soit en fait le jeune frère de Salomon Raphaël, fils non reconnu du père Raphaêl  Baruch Baroch Levy, avec une jeune femme de son entourage, non identifiée (une servante par exemple) alors que sa seconde épouse (originaire de Hellimer) était décédée avant le recensement de 1784 à Ingwiller, puisque Raphaël Baruch Levy y déclare quatre fils, deux filles… et deux servantes. 

Que se passait-il pour les enfants orphelins ou adultérins ? Je me suis dit qu’ils devaient être pris en charge par la famille, les amis, la communauté, adoptés même (comme je l’ai vu dans la famille Darmstaedter à Paris). Mon idée (bien que romancée, j’en suis consciente) n’est tout de même pas si étrange que cela. Léon aurait alors grandi dans la famille Levy, plus tard symboliquement adopté par l’un de ses frères, Salomon, et se donnant pour mère sa dernière épouse connue et vivante, Rachel. 

D’ailleurs, je me pose la même question pour les enfants de Léon, décédé avec quatre enfants vivants dont trois mineurs, le dernier ayant à peine deux ans. Que sont ils devenus ? Leur mère malade s’est donc retrouvée seule à devoir les nourrir. Elle n’a sans doute pas pu/voulu/su faire appel à la communauté juive de son époux, mais cette communauté aurait-elle pu se mobiliser malgré tout ?

Enfin, comme vous le voyez, toute cette histoire me passionne ! :)

C'est bien d'avoir de l'imagination, quand on fait de la recherche généalogique, car cela peut conduire à des hypothèses fructueuses.

Mais les faits sont têtus. Ce Lion LEVY, qui sert de témoin à son ami (avec lequel il n'a aucun lien de parenté) Salomon Raphaël LEVY lors du remariage de ce dernier en 1806 à Toul, est né le 22 mars 1784 à Petit-Tenquin. Il est le fils de Samuel LEVY, originaire de Duttlenheim, et de Foguel ELIAS ou SALOMON. On le trouve en 1808 à Hellimer (n° 200 du registre de prise de nom) avec son épouse Hennelé WORMS et un fils, et il y déclare encore en 1829 la naissance d'une fille issue de son second lit.

Plus généralement, je suis persuadé qu'il faut définitivement abandonner cette piste du couple formé en 1806 à Toul par Salomon Raphaël LEVY et Rachel CAHEN, lequel ne peut être qu'un homonyme des parents du Lion LEVY parisien objet de la présente recherche.

Vraiment, merci de ces précieuses informations ! 

Comme vous le dites, je pars à la pêche en imaginant des scénarios sans doute un peu alambiqués. Mais vous m'apportez des réponses, certes négatives, mais qui me font avancer. Donc tant mieux.

Cela fait un petit moment, effectivement,  que la piste de Salomon et Rachel à Toul me semble être une impasse. 

Je me retrouve donc au point départ. Mais je continue de chercher. Encore merci.