Françoise Lyon-Caen (1942-2025)

INFORMATIONS DU CERCLE DE GÉNÉALOGIE JUIVE

NÉCROLOGIE

Françoise Lyon-Caen (1942-2025)

Avec Françoise Lyon-Caen, le CG] perd l'une de ses plus anciennes adhérentes, puisqu'elle portait le n° 14. Née Thiébaut, Normande par son père, Belfortaine et Suisse par sa mère, c'est par son mariage, en 1976, avec Bernard Lyon-Caen qu'elle avait été amenée à s'intéresser à la généalogie des familles juives, et d'abord à celle de son mari. 
Couple fusionnel, c'est toujours ensemble qu'ils se rendaient aux Archives, tant à Paris qu'en Alsace ou en Lorraine, à la recherche des ancêtres de Bernard. Et c'est toujours ensemble qu'on les voyait assister aux conférences mensuelles organisées par notre Cercle, ainsi quà de nombreuses manifestations touchant à la généalogie juive.

Professeur de russe en lycée, mais aussi germaniste par affinité, Françoise possédait une forte culture littéraire et historique, alliée à une grande rigueur intellectuelle. Notre revue lui doit plusieurs articles, certains écrits en collaboration avec Bernard. Nous nous souvenons aussi de sa remarquable recension, parue dans notre n° 118, du livre de Mary-Kay Wilmers, Nous les Eitingon, consacrée à une famille de Juifs russes aux destins hors du commun. Françoise était là « dans son élément », comme elle le fut dans la traduction, menée en collaboration avec Ernest Kallmann (lui aussi membre du CG] et disparu en 2020) des Souvenirs de Jakob Meyer, soldat juif de Napoléon qui avait fait la campagne de Russie (texte publié aux éditions Autrement en 2009).

Discrète et réservée, Françoise était une personne très ouverte aux autres, toujours prête à faire des traductions d'allemand ou de russe à l'intention des membres du CGJ. Elle était fidèle en amitié. Ces dernières années, en dépit des soucis causés parla santé déclinante de Bernard, décédé il y a deux ans, elle avait apporté son concours à la première traduction française du texte complet des Mémoires de la célèbre Glückel Hameln (1645-1724), que le Cercle va publier prochainement. Que Françoise n'ait pas vécu assez pour voir l'aboutissement de ce beau travail ajoute encore à notre tristesse de l'avoir perdue.