Les inscriptions tumulaires des cimetières israélites d'Alger

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Auteur: 

Isaac BLOCH
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Publication Cercle de Généalogie Juive 2008


Le contexte

En Algérie, avant 1830, en dehors des livres religieux édités en général à Livourne, les Juifs n’écrivent pas; il n’y a pas d’enregistrement des événements familiaux comme les naissances, mariages ou décès; les mohels, circonciseurs, n’ont pas tenu de registres et il n’y a pas de mémorbuch; jusqu’à la mise en place de l’état civil, au milieu de 1836, les sources de la généalogie sont assez réduites.
À part des données parcellaires existant dans quelques livres écrits par des voyageurs, des diplomates ou par des officiers, et de quelques bribes d’informations contenues dans le Moniteur Algérien, nous ne connaissons que trois ouvrages consacrés aux Juifs:
Les juifs dans l’Afrique septentrionale, d’Abraham Cahen, accessible sur Gallica, Le livre d’Or des Israélites Algériens de Haddey-Devoulx, récemment réédité par le CGJ, et les Inscriptions tumulaires des anciens cimetières israélites d’Alger d’Isaac Bloch, que le CGJ réédite aujourd’hui accompagné d’un index.
Isaac Bloch, qui a été Grand Rabbin d’Oran, de 1878 à 1882, puis Grand Rabbin d’Alger jusqu’en 1890, décrit quarante-huit pierres tombales qu’il a retrouvées au cimetière de Saint Eugène, et donne la traduction des épitaphes écrites en hébreu qui y sont gravées ; la tombe la plus ancienne est celle de Juda Khallac décédé en 1620, la plus récente étant celle d’Isaac Aboulker, mort en 1815.

Le livre

Dans son livre, Isaac Bloch donne quelquefois des renseignements historiques à propos des personnages mentionnés sur les pierres tombales; il a, pour cela, exploité, en particulier, les archives du consulat d’Espagne à Alger, ce qui donne une certaine vision de la communauté juive d’Alger au début du dix-neuvième siècle.
Bien qu’il ne contienne qu’assez peu d’indications sur les liens familiaux des personnages cités, ce livre présente un intérêt considérable en raison des nombreux repères datés relatifs à la communauté juive d’Alger pendant près de deux siècles ; il constitue un appui précieux pour toute recherche sur Alger à la fin du 18e et dans la première moitié du 19e siècle.