La correspondance avec les particuliers du Consulat général de France à Tunis

Source: 

Centre des Archives Diplomatiques de Nantes (CADN)

Auteur(s): 

Liliane et Alain Nedjar

Nombre d'enregistrements: 

1227

Les archives concernant ladite correspondance sont regroupées dans 27 cartons, lesquels contiennent des chemises classées chronologiquement par année. Chaque chemise porte la mention de l’année ainsi que le nombre de pièces qui y sont rangées. Seule la correspondance relative à la Communauté juive est indexée.

  • "Correspondance générale avec les particuliers, dite correspondance générale", entre 1761 et 1880 - Cote 712PO/1/256 à 276.

  • "Correspondance avec les particuliers" entre 1882 et 1887 - Cote 712PO/1/290 à 295.

Les correspondances sont donc adressées par des particuliers ou leur représentant, avocat notamment, par des établissements commerciaux, par des agences de recouvrement, qui écrivent au Consul pour lui demander son aide ou son intervention afin de résoudre des litiges commerciaux (tromperies, impayés, contrefaçons) ou bien familiaux lors de successions ou bien d’abandons de famille, des problèmes de voisinage ou des rixes… On y trouve également de nombreuses demandes de renseignements commerciaux par certains fabricants de la métropole qui souhaitent s’assurer de la solvabilité d’un futur client ou de l’honnêteté d’un futur représentant local.

Sans oublier les nombreuses plaintes contre les abus du pouvoir beylical et flagrants dénis de justice à l’encontre des non-musulmans, en particulier des Juifs.

La plupart des correspondances sont en provenance de Tunis, Livourne, Marseille, Alger en raison du développement des activités commerciales entre ces ports.

A la faveur des successions ou des demandes de passeports et protections, on trouve d’intéressants renseignements généalogiques. Enfin, ce relevé a l’avantage de situer les personnes dans un environnement professionnel ou social, et ainsi, donner une vision plus vivante de ce que furent leurs vies au cours de ces années.

Liliane et Alain Nedjar