Le cimetière de L'Isle-sur-la Sorgue

Vue du cimetière

Depuis le 16ème siècle, les Juifs du Comtat-Venaissin étaient contraints de se regrouper dans quatre villes de la région : Avignon, Carpentras, Cavaillon et L’Isle-sur-la-Sorgue, se référant ainsi aux quatre communautés de Terre Sainte que sont Jérusalem, Hébron, Safed et Tibériade.

Les Juifs vivaient alors autour de la synagogue située dans un quartier spécifique de la ville appelé " Carrière".

Pour ce qui est de L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), la synagogue a été détruite en 1856 et il ne reste rien aujourd’hui de cette communauté qui ne comptait qu’un peu plus de 20 personnes en 1808.

Quant au cimetière, initialement situé dans la "carrière", il a été transféré au 18ème siècle au Sud de la ville.

Inscrit au titre de monument historique depuis 2008, ce cimetière semble ne jamais avoir été entretenu et serait en attente de restauration…

 

On accède à ce cimetière par un chemin, dit « du Cimetière Israélite ». L’entrée est constituée de deux lourds piliers de pierre encadrant une grille rouillée, maintenue par un cadenas.

Il compte une quarantaine de tombes en très mauvais état, rongées par la mousse ; seules 26 d’entre elles comportent encore des inscriptions lisibles. La date de naissance la plus ancienne, est de 1794, la dernière inhumation a eu lieu en 1936. On y retrouve les noms de famille portés par de nombreux Juifs du Pape : Abram, Carcassonne, Créange, Crémieux, Milhaud... Ces familles exerçaient majoritairement la profession de drapier.

Il se trouve un carré n°3 "organisé", sans doute de "notables", entouré d’une grille, qui comporte 16 sépultures de style néo-classique, Directoire ou Empire ; à l’angle extérieur du carré, les ruines de ce qui pourrait être un ou plusieurs tombeaux écroulés et regroupés.

Les autres tombes se trouvent éparses, dans les carrés 1 et 2, plus petits que le carré 3. 

Notons enfin que ce relevé a été complété par les actes de l’état civil français de L’Isle-sur-la-Sorgue.

Le relevé a été réalisé par Liliane NEDJAR qui est également l'auteure des photos.

 

Accès au relevé (base REGIE)