HISTOIRE

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Histoire des juifs d'Alsace

Noms de famille juifs d'Alsace

Les communes d'Alsace de A à Z

Histoire des juifs

La présence juive en Alsace, est attestée depuis le XIIe siècle. Hors le royaume de France, les Juifs alsaciens n’ont pas à souffrir des expulsions décidées par les rois de France, mais ils sont persécutés lors de l’épidémie de peste noire du XIVe siècle et expulsés des villes.

Le judaïsme alsacien prend alors un caractère rural très original en Europe occidentale. Il en reste aujourd’hui de nombreuses synagogues, souvent désaffectées, car à partir du XIXe siècle, les Juifs alsaciens ont regagné les grandes villes alsaciennes, ou sont allés jusqu'à Paris.

La défaite française de 1870 entraîne l'annexion par l’Allemagne, de l'Alsace. Le judaïsme français perd théoriquement 40 000 personnes mais 25% de Juifs alsaciens choisissent d'émigrer vers la France.

Cette communauté d'une importance historique majeure au sein du judaïsme français fut très affectée par la Shoah.

Pour les recherches généalogiques sur la généalogie judéo-alsacienne et judéo-lorraine en pdf, voir la BOUTIQUE

 

Noms de famille des juifs d'Alsace

Une étude « Mémoire Juive en Alsace » de A.-A. FRAENCKEL (Ed.du Cédrat.Strasbourg,1997) donne de précieux renseignements sur les noms de familles juives dans cette région où les massacres et expulsions du 14ème siècle n'avaient laissé que fort peu de Juifs. On n'en comptait que 3 000 environ vers 1700. Le dénombrement nominatif ordonné par Louis XVI en 1784 en recensa 19 707. Près de 45% des 3 918 familles juives d'Alsace n'avaient pas encore de nom de famille fixe.

A partir de 1791, les Juifs d'Alsace seront reconnus comme citoyens français. En 1808, Napoléon par décret impérial du 20 Juillet, ordonne « que ceux des sujets de notre Empire qui suivent le culte hébraïque et qui jusqu'à présent n'ont pas eu de nom de famille ou de prénoms fixes seront tenus d'en adopter dans les trois mois de la publication de notre présent décret ». Des registres dans les mairies consignent les déclarations de noms et prénoms qui s'effectuèrent durant l'été et l'automne 1808. Les familles qui possédaient un patronyme fixe avant 1808 le conservèrent, à l'exception des Lévy qui étaient trop nombreux et durent s'appeler Barth, Blum, Lauff, Léo, Wolff ... pour pouvoir se différencier. Selon l'acuité auditive ou l'imagination du secrétaire de mairie les différents patronymes furent orthographiés de façon fantaisiste : Weill deviendra Veil, Veyl, Wail, Weyhl... Les adaptations en yiddisch des prénoms hébraïques ont donné des patronymes. Baer (l'ours) a donné Bernard, Bern hardt, Berr, Behr, Bern. Naftaly comparé dans la bible à un cerf deviendra Hersch, Hirsch, Hertz. D'autres adoptent des noms de métiers : Schumacher (cordonnier), Schmitt (forgeron), Schneider (tailleur)...D'autres prennent des sobriquets : Gross (grand), Lang (long), Klein (petit), Rothkopf (rouquin). D'autres plus bucoliques s'inspirent de la nature : Apfel (pomme), Acker (champ), Baum (arbre), Roos (rose). A ceux qui n'avaient pas l'imagination fertile le maire ou son secrétaire imposèrent parfois la leur et à l'automne 1808, Baruch Lévy sortit de la mairie de Kuttolsheim sous le nom de Benoît Philantropos et à Haguenau, Kindel David devint Catherine Volage ! Il est donc difficile en Alsace du fait de ce double apport linguistique et ethnique : germanique et israélite de distinguer l'origine des patronymes. C'est ainsi que Meyer (premier nom par sa fréquence à Strasbourg et en Alsace) signifie « régisseur de domaine », puis « maire » en Allemand mais aussi, en hébreu meir = lumineux, savant. Le terme rosen = roses, souvent employé pour composer des patronymes juifs (Rosenberg, Rosenthal), correspond aussi, dans la symbolique juive des couleurs, au rose de la tribu des Nephtali.

Mais attention ! Un nom n'est pas une garantie d'origine ethnique ou religieuse ! Nous connaissons tous le drame d'Anne Frank, la petite juive morte en déportation et on oublie que l'exterminateur des juifs polonais fut Hans Frank, pendu à l'issue du procès de Nuremberg. En outre, de nombreux noms ou prénoms bibliques ont été repris et adaptés par les chrétiens - en particulier par les protestants – et les musulmans

 

Les Communes d'Alsace de A à Z

Les villages alsaciens ont des noms français et des noms allemands. La liste des équivalences se trouve dans le fichier de correspondance