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La
vie du Cercle

Familles
De Lengnau
à New-York : les Guggenheim
Deuxième partie
: comment utiliser sa fortune
Jacques-Henri GOUGENHEIM
A partir de la seconde génération des fissures apparaissent
dans l'harmonie familiale en même temps que le nombre des
descendants s'accroît. Ce qui n'empêche pas toutes les
branches de privilégier la création de nombreuses
fondations caritatives et culturelles. Citons la John
Simon Guggenheim Memorial Foundation qui distribue,
encore aujourd'hui, de nombreuses bourses de recherche, le Solomon
R. Gugenheim Museum (dont Frank Lloyd Wright fut l'architecte),
le Fonds Daniel Guggenheim pour la promotion de l'aéronautique
etc.. Tout le monde connait le nom de Peggy Guggenheim et de sa
célèbre collection, visible au palais Venier
dei Leoni à Venise où la donatrice a
fini ses jours en 1979. Ces multiples fondations sont maintenant
gérées par de talentueux administrateurs sélectionnés
hors du cercle familial qui en assurent la pérénité
et le développement au plan mondial.
Ernest
KALLMANN nous emmène dans Un périple
biblique et généalogique comme tous aimeraient
en faire. Un correspondant israélien, alors inconnu, a trouvé
mention du nom d'un des trisaïeuls de E.K. dans une Bible familiale
propriété d'une de ses parentes. La Bible a été
publiée en 1837 par Léopold Zunz (1794-1886), le père
du judaïsme réformé en Allemagne L'exemplaire
contient des notes du propriétaire de la Bible qui y a consigné
des évènements familiaux. L'histoire se termine comme
un conte de fées : La généreuse donatrice fait
cadeau à E.K. de la précieuse Bible dont il présente
dans la Revue les liens qui relient les différents protagonistes
de l'histoire.
A la recherche
de l'ascendance alsacienne des Todrosse de Schalbach en Moselle
Pascal FAUSTINI
L'auteur présente
ici un article de méthodologie centré sur l'exemple
d'une recherche en Moselle et en Alsace : comment à l'aide
d'«instruments» facilement disponibles remonter une
filiation directe jusqu'au XVIIIe siècle en restant dans
son fauteuil. Un brin d'intuition, quelques hypothèses et
recoupements, la consultation d'outils de base -dont plusieurs ont
pour auteurs des membres de notre association-, le tour est joué
!

Mélanges
Les
Juifs ressortissants espagnols de Salonique et la Shoah
Isaac REVAH
La première partie de cet article décrit l'histoire
des Juifs de Salonique depuis le IIe
siècle avant l'EC jusqu'à la Seconde guerre mondiale
et lorsqu'en 1943 les Nazis déportent et massacrent 95% des
50 000 personnes de cette population.
En août 1943, Isaac Revah, alors âgé de 9 ans,
et sa famille sont déportés de Salonique vers le camp
de Bergen-Belsen dans un convoi de 367 Juifs espagnols.
Ils y reçoivent un traitement moins dur que les autres déportés
grâce à leur situation particulière de citoyens
d'un pays allié de l'Allemagne nazie, détenteurs d'un
passeport espagnol. L'auteur explique comment, après sept
mois d'internement, ils sont rapatriés en Espagne
d'où ils seront expulsés vers Gaza via
le Maroc et l'Egypte. Après avoir vécu à Tel-Aviv,
ils retournent finalement les uns en Grèce, les autres en
France. Isaac Revah a participé en janvier 2007 à
Madrid aux manifestations officielles en hommage aux victimes de
la Shoah. «J'avais décliné jusqu'à
présent les demandes de témoignage sur ma déportation
parce que je ne pensais pas être représentatif de la
population des survivants», écrit l'auteur qui
a bien voulu lever cet interdit pour faire au CCJ le 4 mai 2008
une conférence, puis publier l'article que vous lirez dans
la Revue.

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