| Activités
du Cercle
Les rendez-vous du printemps 2004. Publications

Implications généalogiques des persécutions
antisémites des années du nazisme.
1.-
La Loi, n° 85-528 du 15 mai 1985 concerne les actes de décès
des personnes non rentrées de déportation. Ce dossier ébauché
dans notre revue n° 75 intéresse au premier chef les généalogistes,
particulièrement les généalogistse juifs puisqu’il s’agit de déportés.
La Loi est présentée, ainsi que des erreurs issues de son application.
L’enjeu est d’obtenir l’établissement aussi fidèle et complet que
possible des actes de décès concernant cette population.
Eve Line Blum, Jean-Pierre Netter étayent ce dossier de
leurs enquêtes auxquelles répond la Direction de la Mémoire, du
Patrimoine et des Archives du Ministère de la Défense
2.- Philippe.-E- Landau se penche
dans Patriotisme et généalogie juive sous Vichy
sur la façon dont les Juifs en France ont répondu aux lois antisémites
illustrées par les statuts des Juifs de 1940 et 1941 en produisant
les preuves de l’appartenance historique des Juifs à la Nation française.
Une enquête du Consistoire les conduit à établir leurs généalogies,
illustration de leur participation à la vie politique et militaire
du pays. L’auteur rappelle que cette action « n’a eu aucun
impact sur la politique de Vichy ».
3.- Jacqueline Behr et André Convers
fournissent des documents que leurs ancêtres ont fait établir pour
prouver l’ancienneté de leur citoyenneté française et leur intégration
dans la société de leur pays.
4.-L’obsession raciste des nazis et ses
retombées sur la généalogie judéo-allemande par Ernest
Kallmann. L’obsession raciste des nazis a fait de la généalogie
une activité nationale et institutionnelle. Plus de dix millions
d’Allemands ont dû s’y consacrer pendant la période du IIIe Reich.
Cet article, publié simultanément en anglais par Stammbaum,
The Journal of German-Jewish Genealogical Research, comprend
trois parties. La première évoque la montée du racisme en Allemagne
depuis la fin du XIXe siècle, à travers la recherche ancestrale,
les théories eugéniques liées à une conception partiale de la génétique
et les mythes Teutons. La seconde montre comment la généalogie est
devenue un outil institutionnel de la politique nazie et a diffusé
largement à travers la population allemande. La dernière partie
sera publiée dans un prochain numéro. Elle décrit les retombées
de l’obsession raciste nazie sur les recherches généalogiques actuelles
en milieu judéo-allemand.

Notes de Lecture
Joseph Valynseele et Henri-Claude Mars,
Le Sang des Rothschild, Paris 2004.
Anthony Allfrey. The Goldschmidts, Londres 2004.
David Kaufmann & Max Freudenthal. The Gomperz family. Londres
2003

Questions/Réponses
|