Le clan Goudchaux-Berr-Wolff-Marx de Nancy et sa descendance (18e - 20e siècles). Histoire et Généalogie.

 

 

 

Ouvrage de Pierre-André Meyer, édité par le Cercle de Généalogie juive

Paris, 2016. 3 tomes de format 21x29,7 ; 1109 pages, avec tableaux généalogiques, documents, index.

 

Prix : 79 € (71 € pour les adhérents)

 

Tome I. Du ghetto à la citoyenneté.

255 pages et 22 pages de documents hors-texte. Volume retraçant en 7 chapitres l’histoire du clan, depuis sa formation dans les années 1720 jusqu’à la fin des années 1820. 41 annexes et documents (textes, tableaux généalogiques, listes, cartes, etc.) ; index des personnages cités ; table des matières.

 Tome II. Généalogie. Lignées Goudchaux et Berr.

407 pages, avec tableaux généalogiques et notices biographiques.

 Tome III. Généalogie. Lignées Wolff, Marx & Netter.

447 pages, avec tableaux généalogiques et notices biographiques. Volume comprenant en outre : 7 annexes ; un index des membres du clan et de leurs descendants (incluant les conjoints) ; un index de tous les personnages cités dans les tomes II et III (environ 13 000 noms) ; la table des matières des tomes II et III.

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Le 20 octobre 1721, le duc de Lorraine Léopold permit à quatre familles juives de s’établir à Nancy, ville qui était restée officiellement interdite aux Juifs depuis leur expulsion en 1477. À la tête d’une de ces familles se trouvait Lion Goudchaux, Juif de Metz qui avait acquis la confiance du duc de Lorraine en assurant la remonte de sa cavalerie. Autour de lui se forma un « clan », constitué par ses fils, par ses deux gendres, Isaac Berr et Michel Wolff, puis par ses nombreux petits-enfants, bénéficiaires à leur tour des mêmes faveurs.

Mêlant la généalogie et l’histoire, d’ailleurs inextricablement imbriquées, cet ouvrage s’attache, dans le premier volume, à l’étude de ce groupe familial depuis sa formation jusqu’à la fin des années 1820, en mettant l’accent sur les mutations entraînées par la Révolution.

Dans les deuxième et troisième volumes, dont l’optique est à la fois généalogique et biographique, on suit les différentes lignées issues des « pères fondateurs » jusqu’aux générations nées dans les premières décennies du 20e siècle. L’unité originelle du « clan » laisse alors place à une diversité qui s’accentue au fil des générations. Aux notables présents dans les assemblées consistoriales s’opposent des familles tombées dans la pauvreté. Si les professions « traditionnelles » gardent une certaine prégnance, à tous les niveaux de la hiérarchie, l’accès à des métiers restés fermés aux Juifs sous l’Ancien régime, en particulier celui des armes, s’observe dès le lendemain du décret émancipateur du 27 septembre 1791. Sur le plan confessionnel, le processus d’intégration aboutit de plus en plus souvent à des mariages « mixtes », avec comme corollaire fréquent l’abandon du judaïsme et la conversion. Par ces traits et bien d’autres encore, ces différentes lignées retracent en quelque sorte l’évolution sociale et culturelle des Juifs de France depuis la Révolution jusqu’à nos jours, dans toute son hétérogénéité.

Dans cette descendance, constituée de plusieurs milliers d’individus, on trouvera, à côté de nombre d’« obscurs », plusieurs personnages notables, appartenant à des horizons très divers, parmi lesquels on peut citer les présidents du Conseil Léon Blum et René Mayer, des écrivains comme André Spire et Marcel Proust, le philosophe Henri Bergson, le sociologue Émile Durkheim, l’historien Marc Bloch, le mathématicien Jacques Hadamard… et, plus près de nous dans le temps : Raymond Aron, Paul Nizan, Laurent Schwartz, Jacqueline de Romilly… Simple aperçu, qui donne une idée de l’étonnante variété de la flore généalogique rassemblée dans ces pages.