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La ketouba, les ketoubot(h), équivalent en hébreu pour "textes" ou
"documents",
sont en pratique des contrats de mariage juif. Invariablement, ils sont
écrits en langue véhiculaire locale, de type judéo-araméenne, et énumèrent les devoirs qui incombent au mari,
garantit
à la femme une part des biens de son époux en cas de veuvage, stipule
le montant de l'indemnisation compensatoire due à l'épouse en cas de
divorce. La formulation peut varier en fonction des familles, des lieux
ou origines...
Le mari remet une ketouba au cours de la cérémonie nuptiale à la femme, qui en est la destinataire: C'est "sa" kétouba...
Bien qu'il existe des ketoubot pré-imprimées, traditionnellement
celles-ci sont richement calligraphiées et ornementées de dessins
symboliques.
La ketouba constitue un véritable acte d'authentification du couple. En effet, la
loi religieuse n'autorise en principe le couple à requérir la qualité de Juifs pour les nouveaux-nés qu'il
conçoit et garde en sa protection qu'à la condition qu'il puisse produire cette ketouba.
Les Juifs ayant à maintenir la judéïté de génération en génération - en termes exprès de femme à enfants -, la ketouba comporte de nombreuses informations généalogiques, tels que les date et lieu du mariage, les noms des mariés et de leurs parents, le nom du témoin du mari et le nom de celui de la femme.
Bien sûr, selon les circonstances, évènements, lieux et époques, la
ketouba peut être perdue et un duplicata peut avoir à être produit, ce
qui justifie la tenue et la conservation par les rabbins
de copies de ketoubot, en substance du même intérêt que les pièces
personnalisées. Parmi les lieux où l'on peut trouver ces registres de
ketoubot, on peut citer en France le service d'archives du Consistoire
de Paris. Registres et ketoubot sont par ailleurs en première place des
objets conservés par les musées juifs de par le monde. Le Musée
d'Israël à Jérusalem en possède une des plus belles collections.
Selon les lieux et les époques, au cas par cas, rechercher une
ketouba requiert une longue expérience, telle celle de quelques-uns des
adhérents du CGJ.
| PUBLICATIONS du CGJ |
| Relevé des Ketoubot au Consistoire de Paris, Tome III : 1896-1902 Véronique Cahen. |