Si vous habitez la Lorraine, n'hésitez pas à entrer en contact avec notre groupe local. Si vous habitez la région parisienne, participez à notre groupe spécialisé "Lorraine". Vous trouverez les dates de réunions de ces deux groupes à la rubrique réunions de ce site.
le CGJ vous propose de
nombreuses publications concernant la Lorraine. Vous trouverez tous les
détails sur ces ouvrages en cliquant sur Publications.
La région Lorraine actuelle est constituée des départements de Meurthe & Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57) et Vosges (88). Ils ont eu des destins différents au cours de l’histoire, en particulier entre 1871 et 1918, période où les trois quarts du département de la Moselle, un quart de celui de la Meurthe (divisions administratives de l'époque) et quelques communes situées à l'est du département des Vosges sont annexées par l’Allemagne.
Si la Lorraine a abrité des communautés juives au
Moyen-Âge, elles semblent avoir toutes disparu après la bataille de
Nancy en 1477. Il a fallu un siècle pour leur réapparition.
Le fait nouveau a été le rattachement
des Trois Evéchés à la France en 1552 et l’installation de
garnisons militaires. Le Roi de France, éprouvant l’utilité des juifs
pour ses besoins militaires, autorisa 4 familles juives à s’installer à
Metz en 1567. La communauté ainsi créée se développa tout au long des
XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’à atteindre 2200 membres en 1790. L’ouvrage de référence sur cette communauté
est le livre de Pierre-André MEYER «La communauté juive de Metz au XVIIIe
siècle. Histoire et démographie»., Nancy, PUN - Metz Editions
Serpenoise, 1993, 335 p. (Réf. L072 de notre Bibliothèque ou Fonds de
documentation.)
1°) Les divers recensements effectués 8 fois entre 1567 et 1790 et les 6 listes établies entre 1627 et 1662. Nos adhérents les trouveront dans le Coin des Adhérents. Ils ne donnent souvent que les noms des chefs de famille et sont parfois difficiles à interpréter en raison des orthographes variables des patronymes.
2°) A partir de 1717 et jusqu’en 1792, les juifs de Metz ont dû déclarer naissances, mariages et décès, ce qu’ils ont fait avec plus ou moins de rigueur. L’ensemble de ces données a été analysé par Pierre-André Meyer dans ses « Tables du registre d’état civil de la communauté juive de Metz, 1717-1792 », CGJ, 2e éd. 1998, 460 p. (réf. L001). Avec les notes de l’auteur, on parvient à suivre certains membres de la communauté jusqu’au premier tiers du XIXe siècle.
3°) Le Memorbuch de Metz, 1ère Partie, traduit par Simon Schwarzfuchs. Il s’agit des textes complets des nécrologies de juifs décédés à Metz entre 1600 et 1724 environ. Ce texte dactylographié de 127 pages n’a pas été réédité depuis longtemps. Il se trouve sous la réf. B230 dans notre fonds de documentation et plusieurs adhérents en ont des exemplaires personnels. Seules les personnalités les plus marquantes de Metz ont droit à une nécrologie et elles n’y figurent souvent que par leur prénom et celui de leur père. Les spécialistes du CGJ ont néanmoins réussi à identifier la quasi-totalité des personnes concernées.
4°) Le Memorbuch de Metz, 2e Partie (1720-1849). Les nécrologies de cette partie du Memorbuch ont été analysées par Jean-Claude Bouvat-Martin «Tables du Memorbuch de Metz (1720-1849) », CGJ, Paris 2001, 117 p. (réf. L194). Grâce aux recoupements avec d’autres sources, ces tables sont assez complètes pour le XVIIIe siècle et faciles à utiliser.
5°) Le livre de Jean Fleury, « Contrats de mariage juifs en Moselle avant 1792 », CGJ, Paris, 3e éd. 1999, 256 pages, (réf. L026). Il s’agit d’un recensement effectué chez les notaires de Moselle et qui est donc plus large que la communauté de Metz.
6°) Enfin, si l’on veut comprendre d’où venaient les
juifs qui se sont installés à Metz et dans sa région et les rattacher à
leurs familles d’origine en Allemagne (le plus souvent), on lira avec
profit l’ouvrage de Pascal Faustini «
La communauté juive de Metz et ses
familles (1565-1700) », (Chez l'auteur 14 bd Hildegarde, 57100,
Thionville). 1126 actes notariés (plus exactement les minutes des
amandelleries) sont présentés, Quelque 250 signatures en hébreu sont
reproduites et traduites. Des sources allemandes permettent de remonter
les lignées en Allemagne avant l’installation des familles à Metz. Cet
ouvrage remarquable est certainement la référence pour tout le XVIIe
siècle. La deuxième édition revue et corrigée de cet ouvrage est parue
en juin 2009. Cliquez ici
pour plus de détails
Au cours du XVIIe siècle, des communautés juives
commencent à apparaître dans la campagne autour de Metz et dans le
reste de la Moselle. Ce processus est décrit en détail dans la préface
que Pierre-André Meyer a faite
à l’ouvrage de Henry Schumann
« Mémoire des communautés juives de
Moselle », Ed. Serpenoise, 1999, 88 p. (réf. B236) (quelques
exemplaires sont disponibles à la vente à notre secrétariat).
On peut citer Vantoux, Augny, Ennery, Bionville, Louvigny…, Thionville,
Sierck, Morhange, Boulay, Sarreguemines et beaucoup d’autres. Il s’agit
souvent au départ de familles ne trouvant plus leur place dans la
Communauté de Metz.
Une monographie intéressante est parue au CGJ sur ces communautés : Jean-Pierre Bernard et Pascal Faustini « Vantoux, Vallières, Mey, Grimont, Une communauté juive aux portes de Metz du 17ème au 20ème siècle ; Histoire, Généalogie, Cimetière », CGJ 2005, 277 p. (réf. L239).
Pascal Faustini a publié deux travaux généalogiques
importants, l’un en 1999 « La Communauté juive de Sarrelouis et ses
environs entre 1680 et 1850» (Ref. L147), l’autre en 2004 « La
communauté juive de Hellimer, documents 1700-1850 » (Ref. L232). Ces
ouvrages sont épuisés, mais l’auteur est prêt à répondre à toutes les
questions et même à faire des photocopies partielles.
Des études partielles existent sur plusieurs de ces communautés. On les
trouvera dans le catalogue (en ligne ou sur papier) de notre Fonds de documentation. On tirera aussi grand
profit du livre de Jean Fleury
cité plus haut. Le gros ouvrage en deux volumes de Jean-Pierre Bernard « Les Cimetières Israélites de Moselle,
relevé des tombes », CGJ 2002, 770 p., (réf. L195) apportera
aussi des informations pour les tombes les plus anciennes qui
correspondent à la période révolutionnaire ou au début du XIXe siècle.
Les dates de naissance peuvent alors dater d’avant la Révolution.
Signalons aussi les rôles établis pour la taxe Brancas. Rappelons qu’afin d’être protégé par les autorités les Juifs durent s’engager à payer au duc de Brancas, favori de Louis XV, et a ses successeurs une taxe spéciale : la "Taxe Brancas". On trouvera ces rôles dans notre bibliothèque aux références F090f et F093f.
Pour toute la Lorraine, nous vous invitons aussi à consulter le livre collectif, dirigé par Gildas Bernard « Les familles juives en France, XVIe siècle-1815, Guide des recherches biographiques et généalogiques » (réf. L028). Le chapitre III, rédigé par Gilbert Cahen, fourmille de suggestions bibliographiques. Les pages 148 à 183 de ce même livre sont consacrées à la Moselle, qui représente ainsi plus du huitième de tout l’ouvrage !
Pour comprendre l'histoire des Juifs de Nancy et de l'actuelle Meurthe et Moselle (54), on lira avec profit l’introduction de l’ouvrage de Henry Schumann, « Mémoire des Communautés juives, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges », Ed. Serpenoise, Metz, 2003 (Ref. B295) (quelques exemplaires sont disponibles à la vente à notre secrétariat) ainsi que le livre de Françoise Job « Les Juifs de Nancy du XIIe au XXe siècle », Presses Universitaires de Nancy, 1991, 172 p. (Ref. L047)
Le duché de Lorraine, dont Nancy était la capitale, est resté très longtemps hostile à la présence de juifs. Au XVIIe siècle, on ne trouve trace en Lorraine ducale que de quelques individus isolés. A partir de 1700, quelques juifs de Metz sont autorisés à commercer à Nancy mais pas à s’y installer. Toutefois quelques familles parviennent à s’installer entre 1712 et 1721 à Lunéville et à Nancy comme en témoigne un recensement de 1721 qui cite 73 ménages autorisés dans tout le duché dont seulement 4 à Nancy. Ce nombre fut ensuite porté de 73 à 180. A la fin de l’Ancien Régime, en tenant compte tant des « autorisés » que des « clandestins », on estime qu’il y avait 500 familles juives, soit environ 2 500 personnes.
Outre son ouvrage précité sur Nancy, on consultera également le livre de Françoise Job « Les Juifs de Lunéville aux 18e et 19e siècles » Presses Universitaires de Nancy, 1989, 324 p. (Ref. L023)
« Le Cimetière
Israélite Régional de Lunéville (1759-1998) », ouvrage de Sylvain Job, Françoise Job et Claude Freund, CGJ
1999 (Ref. B217) comporte des informations sur des tombes antérieures à
la Révolution ou voisines de cette période. On notera qu’il s’agit d’un
cimetière où sont enterrées des personnes nées dans toute la Lorraine
et l’Alsace et décédées non seulement à Lunéville mais dans des
communes voisines.
Comme dans le reste de la France, 1792 marque officiellement le début de l’état civil. Les naissances, mariages et décès des Juifs sont enregistrés avec ceux des autres citoyens.
Toutefois en 1808, en Lorraine comme dans tout l'Empire Français, les juifs ont dû prendre des noms de famille. Les registres de prises de nom patronymique de 1808 ont été souvent retrouvés. Malheureusement celui de Metz a été détruit en 1944, et nous ne possédons qu’une reconstitution partielle (voir le Coin des Adhérents )
Pierre KATZ a relevé tous les registres qu’il a pu retrouver soit 19 sur 19 en Meurthe et Moselle (54) mais seulement 57 sur 111 en Moselle (57). Ces relevés ont été publiés par le CGJ en un seul volume. (Ref. T318) Vous trouverez l’index de cet ouvrage en cliquant sur lorraine1808.
Pour les Vosges (88), Pierre Katz a relevé les registres de 5 communes : Remiremont, Bruyères, Darney, Epinal et Rambervillers, qu’on trouvera dans notre Fonds de Documentation. On y trouvera aussi des documents des Archives départementales (1808 et 1813).
Pour la Meuse (55), Pierre Katz a relevé les registres de Vaucouleurs et Bar-le-Duc mais on trouve aussi aux Archives départementales celui de Verdun.
Pendant cette période, l’essentiel de la Moselle
faisait partie de l’Empire allemand. Les actes d’état civil ont été
rédigés en Français puis en Allemand et se trouvent dans les mairies ou
aux Archives Départementales de la Moselle à Saint Julien lès Metz.
Si vous cliquez sur le catalogue de notre bibliothèque et que vous mettez dans la case "Lieu" un mot tel que Lorraine, Moselle, Meuse, Metz ou encore le nom d'une commune qui vous intéresse, vous trouverez les références de dizaines de documents que vous pouvez consulter dans notre Fonds, 45 rue la Bruyère à Paris (si vous êtes adhérent). Vous pouvez également commander des photocopies, même si vous n'êtes pas adhérent.
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