La conquête française de l’Algérie date de 1830, les protectorats
français sur la Tunisie et le Maroc de 1881 et 1912 respectivement. De
ce fait, les conditions de recherche généalogique en Algérie sont un
peu plus favorables.
Lors de la conquête par les
Français en 1830, la présence juive existait en Algérie depuis des
siècles. Les immigrés juifs fuyant l'Espagne et le Portugal en
1492 s'étaient mêlés aux anciennes communautés juives établies depuis
des temps immémoriaux.
Les juifs étaient alors soumis au statut de dhimmis qui imposait une
situation d'humiliation .Un terme est mis à ce statut avec la présence
française en 1830 et les juifs deviennent “sujets français “. Ils ont
un état civil à partir de 1836: Mariages, Naissances et Décès sont
alors enregistrés dans les mairies. Un peu plus tard, des contrats de
mariage seront établis par des notaires.
On assiste à une évolution profonde des modes de vie traditionnels et à
l'élévation des juifs dans l'échelle sociale
Par un senatus-consulte du 14 juillet
1865 sous Napoléon III, l'accès des juifs à la citoyenneté est
facilitée: une demande individuelle doit être faite. Un certain nombre de juifs résidant en
Algérie deviennent alors citoyens français. Les dossiers de
naturalisation relatifs à cette période peuvent être consultés au
CARAN, source intéressante pour la généalogie. (Voir
la procédure d'obtention du dossier dans le Coin des adhérents)
400 noms sont répertoriés dans le Relevé des juifs indigénes d'Algérie
naturalisés français par le sénatus-consulte, fait par Marc Aboudharam
( voir le fonds de documentation CGJ
Réference B111 )
Mais, l'étape la plus importante est leur intégration au sein de la
communauté française par le décret
Crémieux du 24 octobre 1870 déclarant les juifs indigènes
citoyens français: leurs statuts civil et personnel sont désormais
régis par la loi française.
34 574 juifs d'Algérie
deviennent citoyens, mais cela sans dossier individuel !
Sous le régime de Vichy le décret Crémieux est abrogé en octobre1940.
Il sera rétabli par de Gaulle en octobre 1943.
Après les accords d'Evian en mars 1962, préludant à l'indépendance de
l'Algérie, la quasi totalité des juifs quittent ce pays et choisissent
massivement la France. D'autres partent en Israël, en Espagne ou en
Amérique du Sud.
De 1836 à 1962 les registres d’état civil ont été établis en deux
exemplaires selon la règle métropolitaine. Lors de l’accession de
l’Algérie à l’indépendance, ces registres sont restés en Algérie où ils
sont conservés. Le ministère des Affaires étrangères a entrepris entre
1967 et 1972 la reproduction sur microfilm d’une partie de ces
registres, environ les deux tiers. Certaines communes manquent en
totalité et d’autres sont incomplètes.
Comment obtenir un acte d'état civil
Période 1905-1962 :
Il faut faire une demande en ligne sur le site ci-après. https://pastel.diplomatie.gouv.fr/dali/default.htm
Acte d'état civil
antérieurs à 1905 :
Ce sont ces microfilms qui ont fait l’objet d’une numérisation. A
l’initiative du ministère de la Culture, il a été établi en 2003 une
base alphabétique des actes de 1830 à 1904, aux noms et prénoms, qui
facilite l’accès aux images numérisées.
http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/recherche.php?territoire=ALGERIE
Il est possible depuis le début de l'année 2009 d'avoir, par internet les actes complets d'état civil d'Algérie dans la période 1836-1904. (Voir procédure dans le coin des adhérents)
Une aide dans les recherches peut-être
apportée par deux de nos adhérentes de Marseille
(Voir procédure dans le coin des adhérents)
Notre adhérent Fernand Deray a relevé près de 15 000 actes d’état civil des Juifs de Constantine (9 900 actes de naissance, 1 200 actes de mariage, 3 600 actes de décès).
Ce travail considérable, qui couvre la période
1843-1895, a été réalisé entre 1990 et 2000 à partir des microfilms
déposés au CAOM (Centre des Archives d'Outre-mer) d'Aix en Provence.
Fernand Deray a noté l’exhaustivité des informations figurant sur les
actes, qu’il a parfois pu compléter par des éléments provenant d’autres
sources.
Notons que quelques actes qui apparaissent aujourd'hui sur le site du
CAOM ne figuraient pas sur les microfilms en 2000.
Deux niveaux d’accès au relevé de Fernand Deray sont proposés sur notre
site Internet :
- Un accès libre permet d’obtenir le nombre d’actes répondant à une
demande : Cliquez ici
- Un accès réservé aux adhérents dans le «Coin
des Adhérents » permet d’obtenir les informations détaillées
figurant sur les actes répondant à une demande.
Avant l’établissement du Protectorat, de même qu’après son
abrogation en 1956, il existe des représentations diplomatiques et par
conséquent des archives consulaires : les duplicata des actes
d’état civil sont transmis chaque année par les postes consulaires au
Service Central de l’Etat Civil, mais les informations complètes sont
réservées aux ayants droit. Au bout de 100 ans, les microfilms sont
envoyés au Centre des Archives
Diplomatiques de Nantes, 17 rue de Casternau, BP 44036 Nantes
ainsi qu’aux archives du Quai d’Orsay, 37 Quai d’Orsay, 75007 Paris.
Ils sont alors consultables librement.
A partir de 1915, et jusqu’à 1956, on trouve à Nantes des registres
analogues à ceux en vigueur en France et soumis aux mêmes règles.
Même lien qu'en Algérie pour les français nés dans les anciens territoires sous administration française -Tunisie et Maroc
http://www.diplomatie.gouv.fr/francais/etatcivil/demande_internet.html
Archives de plus de 100 ans
Tunisie Protectorat français 1881-1956 et Maroc .Années 1912 -1956 :
Au début du Protectorat, entre 1881 et 1900, les archives d’état civil
sont très fragmentaires, mais s’avèrent presque complètes ensuite (mais
sans tables annuelles fiables), jusqu’à la fin du Protectorat. Pour le
reste, ce qui vient d’être dit pour le Maroc est valable pour la
Tunisie.
Intéressant :
Sur le Site de Bob Cassutto en
complément pour les recherches en Tunisie, on peut trouver
"Les Registres Matrimoniaux de la Communauté juive Portugaise de Tunis
aux XVIIIème et XIXème siècles".
Cliquez ici pour
aller sur son site. Le début de cette page est en anglais, la fin en
français
Pour le Vol I (1788-1823) (numéro d'origine 2/10, 1962 individus, 198
noms) , cliquez
ici
Pour le Vol II (1853-1878) (numéro d'origine 5/10, 1962 individus, 229
noms) , cliquez
ici
Pour le Vol III (1843-1854) (numéro d'origine 4/10, 929 individus, 139
noms) , cliquez
ici
On trouve pour chaque nom des informations généalogiques .
Il y avait à l'origine 10 volumes et 3 seulement ont été retrouvés !
Que sont devenus les 7 autres ?
Jacob Benzazon possède
ces 3 volumes et peut aider ceux qui en ont besoin.
Pour l’Afrique du Nord, encore plus que pour
d’autres régions, l’entraide entre chercheurs se révèle indispensable.
D’autres adhérents ont exploré ces sources, et aussi des sources que
nous n’avons pas mentionnées. Rejoignez nous, et profitez de leur
expérience.
En adhérant au Cercle de Généalogie Juive, vous pourrez en particulier
participer aux groupes spécialisés. Un Groupe « Afrique du Nord » vient
d’ailleurs de s’ouvrir dans notre antenne de Marseille. Le Groupe de
Paris, animé par Jacob BENZAZON, se réunit plusieurs fois par an (voir Réunions).
Pour les naturalisations entre 1830 et 1920 des personnes nées en
Algerie, Tunisie, Maroc (ou ailleurs) le site de l 'A.G.M http://www.geneagm.org/ABCDfrm.htm
donne la liste des bénéficiaires avec leur date et lieu de
naissance, mais sans les références des dossiers. Le CGJ peut vous
aider à consulter ces dossiers si vous adherez (voir
Coin des Adhérents)
.
Si vous consultez notre rubrique PUBLICATIONS , à la sous-rubrique
Afrique du Nord, vous trouverez des livres sur ce sujet, édités par le
CGJ.