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mis à jour le : 8/4/2013
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Groupe Europe de L'Est



Atelier "Archives et généalogie" au Mémorial de la Shoah      

Thème: Les recherches à Varsovie

Jeudi 11 Avril 2013, 18h30
Mémorial de la Shoah
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Compte-rendus des réunions précédentes


7 avril 2013: Sources françaises (et belges)
31 mars 2013: Roumanie:
20 janvier 2013: Roumanie: cimetière de Moneisti, synagogue de Radauti, cimetière de Moghilev Podolski
22 octobre 2012: première réunion spéciale Roumanie
10 octobre 2012 : Recherches personnelles, parrainage, projets de publication, Congrès I. de Généalogie Juive, Yizkor Books
26 mars 2012 Archives Centrales du Peuple Juif, etc..
26 octobre 2011 Oser le voyage généalogique (2)
6 avril 2011(1) Routes to Roots, SEZAM
6 avril 2011(2) Oser le voyage généalogique
8 novembre 2010 Une adhérente aux archives de Grodno
9 novembre 2009 JRI-Poland, magique...
9 février 2009 Faut-il écrire en Polonais?



réunion du 7 avril 2013
20 personnes sont présentes

On répond brièvement (plus brièvement que ci-dessous) à quelques questions méthodologiques:

La généalogie est fondée sur la recherche des actes de naissances, mariages et décès, qui sont (sauf exception) les sources ce qu'il y a de plus proches des évènements (On parle de sources primaires; noter par exemple qu'un acte de mariage est une source primaire par rapport à l'évènement du mariage, mais c'est une source secondaire par rapport aux évènements que sont les naissances des mariés). De façon générale (mais non systématique), on accorde aux sources primaires d'avantage de crédit qu'aux sources secondaires. Naturellement, quand il n'y a pas d'acte, on se contente d'un livret de famille, d'un témoignage familial, d'un dossier de naturalisation, etc..  On essaie de distinguer parmis ces sources la source la plus proche de l'évènement étudié, s'il en est une, pour se faire l'idée la plus probable de l'évènement. (Cette source est, à défaut d'acte ad-hoc, la source primaire...)

Dans une recherche généalogique, si on se lance parfois "tout azimuths" pour se faire une idée générale ou en guise de prospective, il est important assez rapidement de procéder avec ordre, c'est à dire de collecter le maximum de documents selon une programmation qui remonte très, très progressivement le temps. Dans le cas des recherches sur nos familles étrangères, remonter le temps, c'est faire le chemin inverse de leur migration. Il faut donc s'attarder en premier lieu sur les traces qu'elles ont finalement laissées en France, puis s'attarder sur les traces qu'elles auraient laissées dans des lieux d'étapes comme la Belgique, Berlin, Vienne etc.., et finalement s'attarder sur les traces qu'elles ont laissées en premier lieu dans leurs pays d'origine, en Europe de l'Est.

En procédant de la sorte, l'avantage n'est pas seulement logique et méthodologique Les recherches en France comme dans les pays d'Europe de l'Ouest sont en effet relativement plus faciles, pour différentes raisons: langue, proximité avec la France, stabilité des frontières, politique au cours du temps en matière d'Archive (conservation, classement, publicité...), degré de vulgarisation de la généalogie, etc...

On passe en revue quelques sources françaises:
  Une adhérente a ses ancêtres qui ont transité par la Belgique. On lui indique
Pour finir, Daniel Vangheluwe laisse la fonction de responsable du Groupe Europe de l'Est à Colette Clément-Zimmermann; les adhérents" d'origine roumaine" sont spécialement organisés autour de Sylvie Gsell, le tout en parfaite intelligence et coordination.


réunion du 20 janvier 2013


12 participants; A 14 heures précises, la réunion débute par un tour de table.

1. Informations générales
Les archives juives en Roumanie sont difficiles à consulter et remontent à 1865.

2. Exposés :
D.M  et J.K concernant la restauration du cimetière juif de Moinesti, à l’intérieur duquel se trouve des monuments datant de 1740 :
A la fin de cette présentation un moment a été consacré à des questions diverses auxquelles DM et JK ont répondu avec toute la passion qui les animent.

SG concernant la restauration de la synagogue de Radauti

SG concernant le projet d’étude du cimetière de Moguilev-Podolski (Ukraine), lieu de déportation des Juifs de Bucovine
3. Animation du groupe:

TS à l’origine de la création de ce groupe, souhaite passer la main et propose à sa succession SG qui présente  toutes les compétences pour réussir. L’élection de SG a lieu à l’unanimité des votants, SG n’ayant pas pris part au vote.

4. Questions diverses
Echanges de conseils pour demander les dossiers de naturalisation, entre autres.



réunion du 22 octobre 2012
11 personnes sont présentes

La réunion a pour thème la Roumanie. Elle débute par un très riche tour de table de présentation et de partage : objet de ses recherches (noms et lieux), et son expérience (voyage sur place, travail avec un chercheur professionnel, sources utilisées, etc.) Elle se poursuit par une discussion ouverte sur l'intérêt de travaux communs. Le principe de réunions trimestrielles sur le même thème roumain, comportant un ou deux exposés plus approfondis, est retenu.

La prochaine réunion aura lieu le Dimanche 20 janvier de 14:30 à 17:00 (près du métro Rambuteau)

Celle-ci aura pour thème : la préservation du patrimoine juif en Roumanie : expérience associative pour la présentation du cimetière de Moinesti ; autre expérience concernant la synagogue de Radauti en Bucovine et de un projet de restauration du cimetière de Moguilev-Podoslki en Ukraine, lieu de déportation des Juifs de Bucovine.

Les thèmes évoqués pour des réunions futures comprennent également les Landmannschaftn et les Fusgeyers.

Un espace sur Dropbox a été créé,  dans lequel on trouvera différents documents à partager. Chacun pourra y rajouter des documents qui seront automatiquement répliqués sur le disque dur de chaque participant.
 






réunions du 10 octobre 2012

17 personnes sont présentes.

le matin:

Au cours de la réunion sont évoquées, sans ordre préconçu, diverses interrogations généalogiques. On tente d'y répondre, presque toujours en renvoyant à 3 sites,
Routes to Roots, SEZAM, JRI-Poland. D'autre part, le Congrès a incité plusieurs adhérents à entreprendre des recherches avec des professionnels, avec des résultats variables.
On signale la publication en ligne de plusieurs Yizkor Books par la Bibliothèque Publique de New-York.

La question de la nature de l'aide apportée par le CGJ est évoquée, qui mérite quelques éclaircissements. En généalogie, en particulier en Europe de l'Est (une histoire mouvementée, un vaste territoire, plus de 15 pays, une diversité de cas possibles), chaque problème est bien souvent complexe, nécessite de solides connaissances et presque toujours des informations et une aide personnalisée. Daniel Vangheluwe "parraine" un certains nombre d'adhérents. Il est ouvert à toute sollicitation, par mail (Il habite en province). Au cours de ces échanges, il est souvent amené à construire des arbres généalogiques synoptiques qui regroupent les principales informations, celles que les adhérents veulent bien lui communiquer. (Rares sont les adhérents qui utilisent et communiquent d'emblée ce type de présentation détaillée). Il y ajoute celles que l'on peut ajouter généralement assez rapidement, quand on a l'habitude comme lui d'Internet et des autres outils... Le but de ses schémas est pour lui de trouver rapidement une bonne appréciation des éléments connus, de ceux qui manquent, et d'en garder la mémoire pour, à chaque nouvelle sollicitation de l'adhérent, reprendre rapidement contact avec eux et tâcher toujours d'apporter l'aide la plus appropriée. Il s'y reporte en permanence, y porte chaque nouvelle information, obtenue grâce à tel ou tel document commandé aux archives, au fur et à mesure de la recherche. En ce sens, ces schémas reflètent largement la qualité des échanges, au fil des courriels, avec l'adhérent. En aucun cas ce travail, faut-il le préciser, n'a pour but une quelconque publication, certainement pas sans l'accord de l'adhérent en tout cas. Il ne vient en aucune manière "concurrencer" le travail réalisé par l'adhérent. Autre précision demandée, ce travail est bien bénévole et non rémunéré.

l'après midi

La réunion a pour thème les publications à caractère généalogique du CGJ et de ses adhérents.

On rappelle différentes possibilités qu'offre le CGJ: publication de monographies, publication de la revue du CGJ, publications dans le Coin des Adhérents et dans la partie publique du site web du CGJ; conférences aussi...

Une remarque est nécessaire: si un adhérent sur 6 mène des recherches en Europe de l'Est, le pourcentage d'articles parus dans la revue concernant l'Europe de l'Est est loin ( vraiment très, trop loin) d'atteindre cette proportion. Les adhérents cherchant en Europe de l'Est n'écrivent pas...(Ils ne sont pas non plus abonnés, à vrai dire...)

D'aucun y voient un problème, eut égard à la richesse des découvertes et démarches couramment entreprises, et à l'investissement intellectuel qu'elles sous-tendent. Il n'est pas question ici du prestige, trivial, à signer un article. Il s'agit simplement d'admettre l'intérêt que ses propres recherches peuvent susciter chez d'autres chercheurs, et aussi de bien entendre une certaine forme de... réciprocité en matière d'aide, sans laquelle rien n'est possible.

Un adhérent montre un très bel ouvrage "intimiste" qu'il a publié à compte d'auteur, destiné à ses proches. On signale, pour ce type de travail, la possibilité d'un prix décerné par la Fédération Française de Généalogie  . Notre adhérent poursuit en donnant en quelques mots les clefs méthodologiques qui lui ont permis de remonter son arbre généalogique. Il en conçoit à court terme l'idée d'un texte qu'il lui reste à écrire: première promesse d'article, pour la revue sans doute...

Le tour de table continuant montre que le potentiel existe, rien que parmi les personnes présentes, d'articles à écrire pour la revue ou autrement. Sans engagement de leur part, à titre de réflexions personnelles et indicatives, en voici les thèmes: une recherche avec les Archives Centrale du Peuple Juif,  les "Yizkor books", une recherche en Pologne "à l'ancienne" (sans Internet), une recherche en Argentine, une recherche en Ukraine avec un professionnel, des aides pour la rédaction de courriers en polonais.

Un adhérent absent à la réunion fait par savoir par ailleurs qu'il peut écrire une brève note sur ses recherches en Hongrie, avec un professionnel aussi (de récents recours aux professionels sont clairement la suite des rencontres permises par le Congrès International de Généalogie Juive)

À suivre donc...

On signale la future parution des actes du Congrès, avec cette information: Les personnes présentes prennent acte qu'elles n'ont pas les moyens de s'organiser pour contribuer à la réalisation de cette tâche, jugée très lourde. Noter qu'il devrait être possible d'écouter leurs enregistrements sur le site Akadem.

On signale, dans les mêmes dispositions, le chantier de refonte du "Guide de Généalogie Juive" (dont un bon tiers concerne l'Europe de l'Est).






réunion du 26 mars 2012

9 personnes sont présentes.

Point sur les recherches aux Archives Centrales du Peuple Juif à Jérusalem

Cette source est régulièrement pointée par l'incontournable Routes to Roots comme généalogiquement intéressante pour de nombreuses localités de Pologne et d'Ukraine. Il s'agit, dans le cas qui nous occupe  et comme c'est souvent le cas, de listes de contribuables ou contributeurs des communautés juives, de propriétaires, de recrues (en fait ici  des déserteurs), de votants. Il ne s'agit en aucun cas de documents d'état-civil. Les originaux se trouvent aux Archives d'Ukraine et de Pologne. Avotatnu édite un livre qui décrit ces fonds. L'ouvrage venant d'être acheté par le CGJ est consultable en bibliothèque.
Une adhérente s'est rendue à Jérusalem, qui nous fait part de ses aventures!!! On redécouvre avec elle la nécessité de bien préparer son voyage et de recouper ses sources.

Cas des recherches de deux nouvelles adhérentes, comme occasion de parcourir à nouveau les pistes les plues courues

1/ Documents en France. A été produite une fiche récapitulative des différentes manières de récupérer les documents issus de naturalisation, selon l'époque de cette demande, y compris lorsque cette demande n'a pas aboutie, comme ce pourrait être ici le cas. dans ce domaine, les choses changent et vont encore changer, rendant par exemple caduques les dernières données que notre ami Basile Ginger avait collectées.
2/ Document en Belgique: Les informations détaillées sont dans la revue N° 79 du CGJ.
3/ Documents en Pologne. Grâce au site JRI-Poland, on trouve rapidement les véritables dates de naissance de plusieurs membre de la famille de nos adhérentes, issues d'un recensement par le Judenrat à Bendzin en 1939. La suite est affaire de courrier en Pologne.
4/ Documents en Israël: Une cousine a témoigné à Yad Vashem à deux reprises. Ces témoignages n'ont pas été regroupés "en un seul lot"...

Autres recherches:

1/ USA et Ancestry.com
2/ Recherches en Serbie, tchéquie, Autriche (Vienne)
3/ Recherche à Paris auprès des sociétés d'inhumation: Fédération des Société Juives de France? Farband?

32ème Congrès de Généalogie Juive:




Oser le voyage généalogique en Europe de l'est! (2) réunion du 26 octobre 2010

Douze personnes, y compris les animateurs assistent à la réunion.

Graz, Autriche : Le voyage et les démarches sur place ont permis de rapporter la photocopie de l'acte de mariage civil en 1915 à Klagenfurt, quand les responsables des archives de la communauté juive, après avoir tardé à répondre, s'apprêtaient à n'en délivrer qu'un extrait très pauvre. Le couple est galicien d'origine. Il s'avère marié à la synagogue en Galicie dès 1897. On découvre que le frère de la mariée a lui aussi légalisé son mariage le même jour au même endroit.

Zastawna, Ukraine : Un simple mail aux Archives d'Ukraine a suffit à obtenir la copie d'un acte de reconnaissance de paternité. On disposait des références du fonds notarial et du numéro d'enregistrement.

Province de Grodno, Biélorussie : Deux ans et deux voyages sur place on permit de remonter de l'un à l'autre les cinq recensements disponibles. De ce fait, les liens familiaux ont été reconstitués, d'abord jusqu'en 1840, et cet été jusqu'en 1804. Ce travail est le fruit de la collaboration de deux adhérents qui se sont découvert à cette occasion une possible parenté, ont échangé leurs notes et ont ainsi composé habilement avec la nécessité très stricte de déclarer à l'avance les individus recherchés. A noter qu'entre temps une indexation partielle de ces recensements a été publiée sur Internet.

Ocieciny, Pologne : L'état-civil de cette localité a été conservé en Allemagne, où il a été microfilmé par les Mormons. Puis il a été offert à la Pologne. Jewishgen a eu alors accès à son contenu. Malheureusement, on ignore ce que cet état-civil est devenu depuis, et il y a contradiction entre les plages de temps indiquées par les Mormons et Jewishgen.

Chisinau, Moldavie : Les voyages jusqu'aux archives sur place en 2002 puis 2010 n'ont pas permis d'accéder aux fonds. L'entrée y est encore strictement réglementée, interdite aux simples généalogistes.

Chisinau, Moldavie : En 2002, la direction du cimetière affirmait ne rien avoir sur un nom donné. En 2010, les tombes du cimetière juif sont désormais recensées et commencent à être restaurées par la communauté. Le travail a été publié en ligne http://www.dorledor.info/news/index.php .

Roumanie : Pour les actes de moins de 100 ans, la démarche consulaire est requise. Pour les actes de plus de 100 ans, il faut s'adresser aux archives locales dont on a la liste en www.arhivelenationale.ro . On conseille d'écrire en roumain, et de donner des références précises et de limiter à un le nombre d'actes demandés. Si on reçoit un avis de recherches positives, il est assorti d'une facture à régler à l'avance par virement, de l'ordre de 13€. Sur place, le roumain est également indispensable. Pour Iasi et Botosani, une partie des actes est indexée par Jewishgen.

Iasi, Roumanie : La communauté juive a conservé les registres des cimetières. On peut écrire en anglais. Il faut impérativement donner l'année du décès et le maximum de détails. C'est indexé sur Jewishgen.





1ère réunion du 6 avril 2011


La réunion est animée conjointement par Colette CLEMENT et Daniel VANGHELUWE. Elle avait été précédée de contacts mail avec chacun des 6 participants présents, afin de situer les individus, les dates, les lieux cités dans leurs arbres généalogiques. Ce mode de travail n'est pas l'idéal: il est utile et plait à certains tandis qu'il disconvient aux autres et, en outre, nécessite un délai minimum... C'est pourquoi, parallèlement à la session plénière, quelques-uns bénéficient tour à tour d'une consultation personnalisée supplémentaire d'une demie heure. En séance collective, les recherches individuelles sont abordées successivement en même temps qu'elles illustrent une méthodologie générale.

L'une d'entre ces recherches est à distinguer. Il s'agit de Daugavpils et Viški en Lettonie, à l'extérieur du champ géographique couvert par le site Routes to Roots, pour laquelle il y a dans un premier temps à se contenter du site des Archives Nationales Lettones. Le reste des participants est intéressé par la Pologne et l'Ukraine:
Kalisz, Konskie, Lubartow, Nieszawa, Powazki, Sieradz, Torun, Varsovie, Zaglebie, Odessa, Kamen’-Kashirsk.

Certains des participants ont une pratique de JRI-Poland, qui concerne les juifs, essentiellement l'état-civil conservé par les Archives Nationales Polonaises. Cet état-civil est partiellement indexé et donc disponible en ligne. Ils découvrent quelques subtilités ne pouvant pas être ignorées, sous peine d'omissions, d'erreurs, d'échecs... heureusement indolores.

Mais non, les Archives Nationales Ukrainiennes ne sont pas dans le champ de cet outil aussi magique que JRI-Poland!

L'essentiel de la réunion est donc consacré à Routes to Roots, secondairement à SEZAM. Le premier de ces sites offre l'avantage de faire un inventaire, sûrement incomplet mais tout de même considérable, de sources diverses utiles aux généalogistes juifs en Europe de l'Est selon la ville, le district qui a leur intérêt. Au premier rang de ceux-ci figurent les registres d'état-civil, mais aussi les recensements, des listes de votants etc... Evidemment, pour chaque occurrence, il donne le nom et le lieu des Archives qu'il y a lieu d'interroger. SEZAM est le site des Archives Polonaises.

Tous ces outils nécessitent un apprentissage. Encore faut-il ne pas oublier les bases, toujours d'actualité, contenues dans le Guide de Généalogie Juive, de Basile GINGER, disponible à la vente parmi nos publications .

Les participants sont repartis avec la promesse d'un envoi des notes préparatoires à la réunion. Dans ces notes figurent en particulier tous les liens directs nécessaires vers les pages de résultats, ville par ville, pour chacune des localités citées plus haut.



Oser le voyage généalogique en Europe de l'est! 2ème réunion du 6 avril 2011

Quinze personnes, y compris les animateurs assistent la réunion.

5 personnes ont déjà été en Europe de l'Est – Pologne, Lituanie, Biélorussie, Russie- entre 1996 et 2010 ; parmi celles-ci, 3 sont des récidivistes. Colette CLEMENT est quasiment la seule à y avoir fréquenté des archives et mené des recherches généalogiques ...
9 personnes ont des projets de voyage en Europe de l'Est – Pologne, Ukraine, Lettonie-, 5 en 2011, 2 en 2012, 2 prochainement.
Seules 4 personnes n'ont pas ce type de projet ni dans le passé, ni dans l'immédiat, quand leurs destinations pourraient être la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie.

En fait, la thématique du voyage généalogique , choisie par le groupe, a été proposée et nourrie en amont par des échanges mails sur une liste de diffusion interne à laquelle les participants de la réunion avaient souscrit. En quelque sorte, ils se connaissaient donc les uns les autres...

Daniel VANGHELUWE énonce les intentions des organisateurs et les objectifs qu'ils se sont fixés.

Colette CLEMENT commence alors un exposé bientôt régulièrement ponctué de questions et réponses des uns et des autres.

On parle des liens noués, dans une relation directe et cordiale, souvent chaleureuse, avec les archivistes à Varsovie et à Grodno. Colette a parfois été reçue en français par un fonctionnaire local polyglotte, qu'on lui a attaché de préférence, eut égard à sa nationalité. La qualité de ces liens n'est pas sans influencer la nature des informations recueillies. En effet, pour tous les documents comportant des informations non communicables, par exemple les informations concernant les témoins, les archivistes ont coutume de ne délivrer qu'un extrait minimum et standard. La relation directe permet de récupérer toutes les informations communicables mais hors champ par rapport à l'extrait prévu; par exemple, l'adresse précise dans la localité considérée du décès (exemple: l'hôpital israélite...).

On évoque aussi le cas de l'accès aux recensements, nulle part indexés. Colette n'a pas eu à dépendre des possibilités humaines des services des archives; elle n'a pas eu à déléguer ses recherches; elle n'a pas eu à se contenter de documents recadrés et montés spécifiquement à son intention. Elle a eu au contraire les documents, originaux ou microfilms, sous les yeux. De cette manière, elle a pu encore une fois récupérér les informations voisines de celles qui seules avaient à priori à voir avec ses recherches et qui seules lui auraient été fournies à distance dans le cadre d'une prestation de service public. A posteriori, ces informations annexes, (porteurs de même nom que les personnes recherchées, apparition des membres de sa famille comme témoins des évènements survenus dans les autres familles, mentions tellement pâles qu'elles se perdent à la photocopies, etc...) D'autre part, elle s'est familiarisée avec les codes employés à l'époque dans les différents registres de recensements tenus simultanément. Ces codes renvoyaient d'un registre à l'autre: listes des foyers, liste des maisons, listes des parcelles au foncier; ou bien à l'intérieur d'un même registre, des renvois à des modifications de composition des foyers, des déménagements et changements de propriétaires. Colette a pu ainsi elle-même sur place moduler sa recherche, affiner ses objectifs, et suivant ce cheminement, retrouver l'adresse de ses ancêtres pour se rendre finalement sur place.Certes, son travail a été facilité par la présence à ses côtés de son fils russophone. Cependant, parmi les précautions préparatoires qu'elle avait prises, elle disposait de son propre répertoire alphabétique, en cyrillique manuscrit, des noms et prénoms russes qui l'intéressaient. Ces noms et prénoms sont souvent bien apparents dans les textes – et même parfois doublés d'une traduction en polonais, plus naturel pour les latins que nous sommes-. Ayant fait l'effort de se familiariser à l'avance avec cet alphabet cyrillique, elle pouvait passer en revue les actes d'un oeil rapide, et s'arrêter à chaque fois qu'elle avait une intuition. Elle demandait alors à son fils russophone de l'aider à confirmer cette intuition, quoiqu'elle eut pu disposer en salle de lecture de cette aide de base des archivistes...

Les traductions complètes ont été faites de retour en France.

Concernant les préparatifs et pour derniers avis, Colette déconseille l'avion qui ne permet pas d'emporter le maximum, obligatoire selon elle, de la documentation utile, arbres généalogiques personnels, tableaux d'indexation, etc... De même, il faut éviter le mois d'août, période de vacances et fermeture des services publics. Et surtout, prévenir à l'avance de son arrivée pour s'assurer, contre tout désagrément, d'un accueil personnalisé et dans de bonnes conditions, semblable à celui dont elle a bénéficié.

Daniel conclut en rappelant le but de la réunion. On spécule sur les suites possibles: discussions, échanges, entraides, voyages, conférences, publications.



Réunion du Groupe Europe de l'Est du 8 novembre 2010

La réunion du groupe Europe de l'Est s'est déroulée sur deux plages de 2h30 afin d'assurer successivement les conditions de convivialité, d'écoute et de travail de deux petits groupes hétérogènes. De fait, deux personnes s'étant désistées, six d'entre elles s'étant présentées, les effectifs permettent à chacun à la fois de s'exprimer et d'avancer selon ses attentes dans ses recherches en Biélorussie (Slonim, Izabellin près de Grodno), en Pologne (Izbica, Lodz, Piotrkow Trybunalski ), en Roumanie (Bukovine, Campulung Moldovenesc , Iasi), en Ukraine (Kiev, Mogilev Podlaski, Pomortsy, Repuzhintsy, Tarnopol). Des échanges par mail et téléphone avaient permis une préparation en amont. Cependant, une découverte « de dernière minute » vient rappeler bien à propos qu'il est très souvent utile de démarrer sa généalogie en Europe de l'Est par une exploitation exhaustive des données en France ou, le cas échéant, en Europe de l'Ouest (Autriche).

Un doute est levé sur le Shtetlfinder. A-t-on affaire à Izbica Kujawska ou Izbica Lubelska, signalées également par une présence juive? L'affaire aura son importance.

Une petite contrariété survient, Routes to Roots comporte des liens rompus que l'on croit avoir réussi à contourner, mais surtout n'identifie de sources d'état-civil ni pour Iasi, ni pour Izabelin. Pour Iasi, il faudra apparemment s'en passer et se contenter de recensements, liste de propriétaires et de recrues de l'armée.

Une adhérente, madame C..., a eu la chance de se rendre aux archives de Grodno, où elle a mené des recherches très pointues, accompagnée de son fils russophone. Guidée par son intuition et le personnel compétent, ils sont parvenus à y consulter un recensement, dont elle nous montre de magnifiques copies A3, et qui s'avère couvrir le village d'Izabelin. Fait remarquable, ce détail est omis par Routes to Roots, peut-être parce que les pages concernant le village sont très peu nombreuses et se perdent auprès de celle de Slonim, centre du powiat d'avant 1939. L'anecdote est révélatrice du désordre qui règne encore aux archives de Biélorussie. Autre exemple, pour l'état-civil de Slonim, les différents centres interrogés sur place pensent que l'autre possède les registres. Il ne faut donc pas désespérer de trouver un jour où ils sont entreposés. Notre collègue nous fait part également de son expérience sur place de l'AGAD et des archives d'état de Varsovie. L'idée d'un article dans la Revue du CGJ est évoquée et l'article, certainement intéressant, d'ores et déjà très attendu.

Petite présentation sans surprise de Sezam, le site des archives polonaises, qui donne les adresses électroniques des archives détenant les registres d'état-civil des localités données. Impossibilité provisoire d'ouvrir le portail des archives d'Ukraine, qui rend le même service. Tâtonnement à trouver le meilleur accès Internet aux Archives de Roumanie. Dans ce pays, d'après une adhérente roumanophone expérimentée, au moins les archives centrales transfèrent-elles les courriers reçus aux archives départementales directement concernées.

À ce stade, chacun doit avoir dûment repéré les archives qui l’intéressent et, à défaut d'envisager de se rendre sur place comme il a été montré, leurs adresses mail. Et oui, les archives d'Ukraine répondent aux courriers électroniques; il suffit d'être patient.

Vient le moment des trouvailles sur JRI-Poland, aussi fidèles à leur poste que l'on s'y attendait : une adhérente trouve sagement indexés les actes de ses ancêtres à Izbica Kujawska (quand elle disait être dépassée par la quantité d'information contenue sur ce site). Impression que, petit pas par petit pas, il n'y a plus qu'à... Extrême excitation ponctuant les débats, car enfin l'espace des mémoires vides est comblé, l'oubli conjuré.

Petits détours par Yad Vashem, le Family Finder, les SIGs, les groupes de discussion et les différentes base de données de Jewishgen dont celles sur l'Holocauste. Les pages web sont connues mais insuffisamment exploitées, par manque de temps ou de conviction. On donne quelques clefs et des moyens d'utiliser Yad Vashem en dépit des erreurs signalées qu'il contient.

Pour terminer, information sur la prochaine mise à disposition par des bénévoles de Jewishgen des relevés du cimetière de Lodz, détenus par l'association en Israël des anciens résidents de cette ville; appel au volontariat.




Compte-Rendu de la réunion du Groupe "Europe de l'Est" du 9 novembre 2009



Une quinzaine de personnes étaient présentes, pour la plupart débutant leurs recherches en l'Europe de l'Est, et particulièrement en Pologne. Elles ont bien un ordinateur à la maison, mais de leur propre aveu peinent parfois à « surfer » sur la Toile. Beaucoup auraient besoin d'éléments méthodologiques en même temps que d’une aide sur mesure, personnalisée.

Quelques-unes, rares mais vraiment expérimentées, sont venues mues par la nécessité de sortir d'une impasse ou d'un isolement dans leurs recherches. Elles espéraient des instruments inédits : il s'avèrera difficile, mais vital pour l'association, de ne pas les oublier. Il y avait encore le sympathique amateur de culture générale et le militant du devoir de mémoire... Pour faire face, l'improvisation a été la règle, les animateurs s'en excusent encore.

Magie du site JRI-Poland projeté sur le tableau (certains disent « j'ris », d'autres « j'y ai ri », pour bien sûr « Jewish Records Indexing-Poland ») et magie aussi du vidéo-projecteur… qui marche : voici qu'apparaissent pêle-mêle des tréfonds des archives les références d’actes nouveaux d'état civil d’oncles et de tantes plus ou moins connus. Pendant qu’Untel griffonne à la hâte trois noms, deux dates, chacun ronge son frein, ou se plaît à imaginer ses propres recherches à portée de souris.

« Et concernant les RASKIN ? MEKLER ? SHUBIN ? ELBERGER ? KASWINER ? DAKS ? HALAS ? HUBCZYC ? GEPNER ? STADTLANDER ? DUNKELMAN ? MEYERSON ? HOROWICZ ? ARNSZTEJN ?» : impression de frénésie des requêtes, qui amène les animateurs à passer du coq à l'âne, d'une information ponctuelle à une tentative de structuration, et à nouveau au ponctuel...

Chacun aura pour le moins simplement noté quelques adresses essentielles de sites et pages web, à commencer, ô surprise, par la rubrique Questions/Réponses du CGJ, jamais visitée par quelques-uns ! N'y aurait-il pas dans cette rubrique le moyen pratique pour certains participants de mieux préparer ce rendez-vous ? Car pour parler vrai, nous y avons atteint très rapidement les limites du genre et de ce fait généré d'importantes frustrations : combien d'outils en lignes survolés, éludés, oubliés ?

Heureusement, ce temps passé ensemble a été aussi l'occasion de faire circuler la revue du CGJ, en particulier, dans son numéro 99 fraîchement paru, l'article « Recherche de documents de Pologne et de Galicie ». Qui va le lire ? Combien d'adhésions ou d'abonnements à cette occasion ?

Daniel Vangheluwe et Basile Ginger





Compte-Rendu de la réunion du Groupe "Europe de l'Est"du 9 février 2009

La réunion du lundi 9 février a connu un gros succès d’affluence, ce qui a posé quelques problèmes d'ordre pratique. A cela sans doute plusieurs raisons : d’abord un courriel ciblé mais largement diffusé ; ensuite les efforts réguliers d’animation de la rubrique question/réponses, montrant que les recherches, particulièrement en Pologne, pouvaient conduire souvent à des résultats d'une manière assez simple. Ceci grâce à l'utilisation intensive d'Internet et à des années de travail de préservation, d’indexation, de numérisation des archives en Pologne - et pas seulement d’état-civil - avec le concours avant tout de bénévoles de tous pays.

Une quinzaine de « jeunes chercheurs » (jeunes tout au moins dans la recherche) avaient fait le déplacement, quelques bribes d’arbres généalogiques à la main. Ils ont rencontré quelques adhérents plus chevronnés, qui eurent fort à faire pour leur donner des conseils personnalisés : Varsovie, le reste de la Pologne, encore la Pologne? Moldavie, Biélorussie, Roumanie devront repasser, un jour de moindre affluence. Les deux petites salles de notre permanence se sont révélées trop exigües : on s’est bousculé à l’unique ordinateur, où quelques sites indispensables avaient été préparés à la va-vite, mais il en manquait beaucoup.

Les plus chevronnés se sont vite rendu compte qu’ils ne fréquentaient pas forcément les mêmes sites, d’où le besoin d’un échange de marque-pages ou de favoris.On n’a pas vraiment eu le temps d’en discuter. Bien sûr, il s’est trouvé une ou deux recherches tellement nouvelles qu’en quelques clics -au moins la démonstration aura été faite - ça a été possible, et même a paru facile : on a retrouvé le grand-père !

Les « jeunes chercheurs » ont demandé avec beaucoup d’insistance dans les yeux si vraiment il était nécessaire d’écrire en polonais, ou bien si l’anglais pouvait suffire. Toujours est-il que le dictionnaire polonais-français n’a pas eu le temps de servir.

La réunion fut surtout conviviale, elle a permis - remarquait l’un d’entre nous - de lutter contre la sorte d'agnosie que favorisent les messageries électroniques. Bref, elle fut l’occasion de poser des visages sur des noms, parfois bien connus, mais cependant jamais visualisés, de la rubrique questions/réponses. Les adresses mail étant échangées, les relations se poursuivront naturellement dans les mois qui viennent par des échanges, avec une confiance renouvelée dans l’entraide généalogique.

Daniel Vangheluwe et Basile Ginger