Quinze personnes, y compris les animateurs assistent la réunion.
5 personnes ont déjà été en Europe de l'Est – Pologne, Lituanie, Biélorussie, Russie- entre 1996 et 2010 ; parmi celles-ci, 3 sont des récidivistes. Colette CLEMENT est quasiment la seule à y avoir fréquenté des archives et mené des recherches généalogiques ...
9 personnes ont des projets de voyage en Europe de l'Est – Pologne, Ukraine, Lettonie-, 5 en 2011, 2 en 2012, 2 prochainement.
Seules 4 personnes n'ont pas ce type de projet ni dans le passé, ni dans l'immédiat, quand leurs destinations pourraient être la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie.
En fait, la thématique du voyage généalogique , choisie par le groupe, a été proposée et nourrie en amont par des échanges mails sur une liste de diffusion interne à laquelle les participants de la réunion avaient souscrit. En quelque sorte, ils se connaissaient donc les uns les autres...
Daniel VANGHELUWE énonce les intentions des organisateurs et les objectifs qu'ils se sont fixés.
Colette CLEMENT commence alors un exposé bientôt régulièrement ponctué de questions et réponses des uns et des autres.
On parle des liens noués, dans une relation directe et cordiale, souvent chaleureuse, avec les archivistes à Varsovie et à Grodno. Colette a parfois été reçue en français par un fonctionnaire local polyglotte, qu'on lui a attaché de préférence, eut égard à sa nationalité. La qualité de ces liens n'est pas sans influencer la nature des informations recueillies. En effet, pour tous les documents comportant des informations non communicables, par exemple les informations concernant les témoins, les archivistes ont coutume de ne délivrer qu'un extrait minimum et standard. La relation directe permet de récupérer toutes les informations communicables mais hors champ par rapport à l'extrait prévu; par exemple, l'adresse précise dans la localité considérée du décès (exemple: l'hôpital israélite...).
On évoque aussi le cas de l'accès aux recensements, nulle
part indexés. Colette n'a pas eu à dépendre des
possibilités humaines des services des archives; elle n'a pas eu à
déléguer ses recherches; elle n'a pas eu à se contenter
de documents recadrés et montés spécifiquement à
son intention. Elle a eu au contraire les documents, originaux ou microfilms,
sous les yeux. De cette manière, elle a pu encore une fois récupérér
les informations voisines de celles qui seules avaient à priori à
voir avec ses recherches et qui seules lui auraient été fournies
à distance dans le cadre d'une prestation de service public. A posteriori,
ces informations annexes, (porteurs de même nom que les personnes recherchées,
apparition des membres de sa famille comme témoins des évènements
survenus dans les autres familles, mentions tellement pâles qu'elles se
perdent à la photocopies, etc...) D'autre part, elle s'est familiarisée
avec les codes employés à l'époque dans les différents
registres de recensements tenus simultanément. Ces codes renvoyaient
d'un registre à l'autre: listes des foyers, liste des maisons, listes
des parcelles au foncier; ou bien à l'intérieur d'un même
registre, des renvois à des modifications de composition des foyers,
des déménagements et changements de propriétaires. Colette
a pu ainsi elle-même sur place moduler sa recherche, affiner ses objectifs,
et suivant ce cheminement, retrouver l'adresse de ses ancêtres pour se
rendre finalement sur place.Certes, son travail a été facilité
par la présence à ses côtés de son fils russophone.
Cependant, parmi les précautions préparatoires qu'elle avait prises,
elle disposait de son propre répertoire alphabétique,
en cyrillique manuscrit, des noms et prénoms russes qui l'intéressaient.
Ces noms et prénoms sont souvent bien apparents dans les textes –
et même parfois doublés d'une traduction en polonais, plus naturel
pour les latins que nous sommes-. Ayant fait l'effort de se familiariser à
l'avance avec cet alphabet cyrillique, elle pouvait passer en revue les actes
d'un oeil rapide, et s'arrêter à chaque fois qu'elle avait une
intuition. Elle demandait alors à son fils russophone de l'aider à
confirmer cette intuition, quoiqu'elle eut pu disposer en salle de lecture de
cette aide de base des archivistes...
Les traductions complètes ont été faites de retour en France.
Concernant les préparatifs et pour derniers avis, Colette déconseille l'avion qui ne permet pas d'emporter le maximum, obligatoire selon elle, de la documentation utile, arbres généalogiques personnels, tableaux d'indexation, etc... De même, il faut éviter le mois d'août, période de vacances et fermeture des services publics. Et surtout, prévenir à l'avance de son arrivée pour s'assurer, contre tout désagrément, d'un accueil personnalisé et dans de bonnes conditions, semblable à celui dont elle a bénéficié.
Daniel conclut en rappelant le but de la réunion. On spécule
sur les suites possibles: discussions, échanges, entraides, voyages,
conférences, publications.