Réunion du groupe Allemagne le 14 septembre 2009

Cette réunion a réuni huit participants.

Les sujets de recherche signalés à l’avance par certains des huit participants ont été traités en premier.

Le cas de la famille Schoenfeld, originaire de Hildburghausen en Thuringe, illustre la démarche habituelle: recherche, sur le site de la localité, des archives communales (ici, archives du Landkreis, arrondissement), contact téléphonique avec l’archiviste (ligne directe affichée sur le site), qui elle renvoie à l’auteur d’un ouvrage. Celui-ci fournira, le lendemain de la réunion, une réponse très complète à la question posée, ouvrant la voie à des recherches encore plus poussées.

Une démarche analogue pour localiser un Kempen « en Prusse ». Il existe deux localités homonymes en Rhénanie du Nord-Westphalie, voisines l’une de l’autre et de la frontière néerlandaise. La plus petite est devenue quartier d’une autre ville, Heinsberg, qui annonce sur son site l’existence d’un cimetière juif. Le site de l’autre Kempen ne mentionne pas l’existence d’une communauté juive. Les contacts téléphoniques révèlent que le cimetière juif est celui de Heinsberg et non de Kempen et que par contre le « grand » Kempen a bien eu une communauté juive. Les recherches continuent aux archives du Landkreis de Viersen. Et pourquoi la Prusse ? Toute cette région faisait, sous l’annexion française, partie du Département de la Roer (de la rivière homonyme, la Rur, affluent de la rive gauche du Rhin, alors que la Ruhr débouche sur la rive droite) et fut en 1815 attribuée à la Prusse.

Enfin, on cherchait Berglaustadt, nom tiré d’un document et sans doute estropié à la recopie. Le recours à l’annuaire papier des codes postaux allemands révèle que seul Bergneustadt (trop distant du lieu recherché) correspondrait.

« Comment obtenir des documents de plus de cent ans » ? Cette question donne l’occasion de rappeler la mise en vigueur depuis le 1er janvier 2009 du Personenstandsgesetz, loi sur l’état civil. Pour les actes de naissance une période de 110 ans, pour ceux de mariage et de communauté de vie (deux registres distincts) 80 ans et pour ceux de décès 30 ans est instituée. Elle permet la mise à jour des documents, dans les bureaux d’état civil, et l’accès en reste soumis à la descendance ou à un motif justifié. Passé ces délais, les documents sont « offerts » aux archives et y restent ne varietur. Leur accès est public.
Les transferts massifs que ces dispositions impliquent peuvent créer des problèmes de place et de personnel. Il semble que les acteurs aient en général bien préparé cette épreuve.

Une prochaine réunion permettra de montrer les catalogues détaillés des archives d’état allemandes, certains avec des documents numérisés, accessibles sur Internet. Cela n’a pas été possible cette fois car la mise en service du réseau WiFi interne n’avait pas encore pu avoir lieu, ce qui est maintenant fait.